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Déclaration du Cap, Afrique du Sud

La conférence annuelle de l'ICEJ qui s'est tenue au Cap, en Afrique du Sud du 18 au 22 mai 2016, a réuni de nombreux leaders chrétiens. A cette occasion l'ICEJ a rendu public "la déclaration du Cap" qui affirme que Israël est aujourd'hui le pays le plus démocratique et le plus libre des pays du Moyen Orient.

1. Préambule

Au cours de l'évolution des événements dans le monde, il est des temps où les personnes de bonne conscience se voient obligées de prendre position avec courage et de proclamer certaines vérités indéniables. Il est aussi des lieux où il est d'autant plus approprié de déclarer ces vérités.

 

Au cours des dernières décennies, un mensonge déguisé en vérité a été envoyé délibérément d'un lieu qui ne faisait que renforcer la puissance de ce mensonge. La diffamation selon laquelle Israël est un état apartheid semblable au régime raciste qui autrefois gouvernait l'Afrique du Sud et qui a été publiée par la conférence de Durban sur le racisme en 2001, a causé un énorme préjudice à Israël dans le monde entier en promouvant la haine raciale et l'antisémitisme et en engendrant un mouvement peu judicieux de boycott contre l'état d'Israël qui est sans fondement dans la réalité et tout à fait contre-productif pour la paix.

 

C'est pourquoi, alors que des leaders chrétiens venus de partout dans le monde se sont rassemblés au Cap en Afrique du Sud, nous sommes ici pour annoncer un message de vérité indéniable afin de faire taire ce mensonge.

 

En tant que représentants de millions de chrétiens dans le monde entier, nous sommes ici pour réaffirmer que le sionisme est le mouvement légitime de libération nationale pour le retour du peuple juif dans sa patrie ancestrale et que la restauration moderne de la souveraineté juive sur la terre d'Israël après 2000 ans d'exil a été et demeure un acte consommé de justice historique.

 

Par conséquent, nous souhaitons aborder des questions actuelles théologiques et politiques relatives à Israël.

 

2. Questions théologiques

Des centaines de millions de chrétiens du monde entier adhèrent au sionisme biblique, connu aussi comme sionisme chrétien et affirment que les Juifs ont le droit de retourner dans leur patrie ancestrale sur la base de l'alliance que Dieu a faite au peuple juif, promesses qui, de par leur nature même, sont irrévocables selon nos Saintes Ecritures.

 

C'est pourquoi, nous appuyant sur des bases bibliques et morales, nous interpellons les chrétiens qui font confiance à des justifications théologiques erronées pour approuver la diffamation antisioniste d'apartheid et s'engager dans la campagne de boycott anti-Israël.

 

Par l'alliance abrahamique, Dieu a choisi Abraham et ses descendants naturels pour donner naissance à une nation par laquelle il pourrait effectuer la rédemption du monde. Afin d'accomplir son dessein, il leur a fait don d'une terre où ils vivraient en tant que nation élue à perpétuité. Bien qu'exilés par Dieu lui-même, les Juifs ont aussi reçu la promesse divine d'être un jour restaurés sur leur terre, ce dont nous sommes témoins de nos jours. La promesse de cette restauration est affirmée tout au long des Ecritures hébraïques et chrétiennes, de même que leur vocation nationale de devenir à nouveau «lumière pour les nations ».

 

Nous rejetons donc la théologie de remplacement et autres enseignements chrétiens similaires qui nient le lien durable d'alliance et de relation entre la terre et le peuple d'Israël et son Dieu. Le droit et le destin d'Israël à être restauré en tant que nation de retour dans son pays d'origine n'ont jamais été perdus en raison du rejet de Jésus par le peuple juif et l'Eglise n'a jamais remplacé Israël comme seul agent rédempteur de Dieu dans le monde. Cette fausse théologie a fait des dommages incalculables au cours des siècles et dans le sillage de l'Holocauste, il ne faut jamais lui permettre d'infliger davantage de tort aux Juifs. Nous nous engageons à la fraternité et à la communion entre chrétiens et Juifs, dans le partage et le respect mutuel de nos liens, de nos points communs et de nos différences.

 

3. Questions politiques

La diffamation apartheid anti-Israël a gagné du terrain aussi bien dans les pays occidentaux que dans les pays en voie de développement pour différentes raisons inexcusables alors qu'aucun n'aurait jamais dû y trouver intérêt. Le régime de l'apartheid en Afrique du Sud était particulièrement cruel et immoral en ce qu'il privait de leurs droits et opprimait la majorité de ses propres citoyens sur la base de la race.

 

Le conflit israélo-palestinien est une situation totalement différente, impliquant essentiellement un différend entre deux peuples revendiquant les mêmes terres, ce qui est malheureusement un problème beaucoup trop fréquent dans le monde d'aujourd'hui. En outre, c'est un mensonge de dépeindre Israël comme un implant colonial occidental au Moyen-Orient. Israël est re-né en tant que nation dans une ère de décolonisation dans le monde entier lorsque des terres détenues jadis par l'Empire ottoman ont été mises de côté en fiducies obligatoires pour construire des états-nations pour les peuples autochtones.

 

Aujourd'hui, les fondements juridiques de nombreux pays arabes dans la région reposent en grande partie sur la même base et le même cadre juridiques sur lesquels Israël a été reconstitué lorsque les Juifs ont été reconnus internationalement comme indigènes à la Palestine. Donc, remettre en question la légalité ou la légitimité de l'un de ces états au Moyen-Orient, c'est remettre en question la légalité et l'indépendance de tous. Les pays occidentaux doivent réaffirmer leur reconnaissance des droits historiques et moraux du peuple juif à son ancienne patrie et défendre Israël contre les efforts iniques de délégitimer son existence. En même temps, les pays en voie de développement doivent reconnaître Israël et le traiter comme un état dûment constitué construit sur les mêmes principes et pedigree de l'autodétermination qui ont donné naissance et sous-tendent encore leur propre indépendance souveraine en tant que nations.

 

La présence juive en Terre d'Israël ne peut jamais être assimilée au racisme ou au colonialisme, elle ne peut jamais être considérée comme une occupation étrangère en ce qu'un peuple ne peut pas coloniser ou occuper illégalement sa patrie ancestrale. Israël est simplement un exemple unique et historique d'un peuple en exil qui est à juste titre restauré sur sa terre, ce à quoi beaucoup d'autres peuples ont eux aussi aspiré.

 

Les Arabes palestiniens qui revendiquent le droit à un foyer national dans les mêmes territoires, en partie ou en totalité, se sont vus proposer un état indépendant à plusieurs reprises avec l'accord d'Israël. Cependant, ils ont continuellement rejeté ces offres parce que les termes auraient permis que la souveraineté juive se poursuive dans certaines parties de la terre. Tant que les dirigeants palestiniens ne seront pas unis dans leur désir, leur volonté et leur capacité de vivre en paix avec un état juif, Israël, il ne faut pas que d'autres nations condamnent ou punissent Israël pour le manque de paix entre les deux peuples. En attendant que ce jour vienne, la communauté internationale doit respecter Israël en tant que nation démocratique et lui accorder le droit et la liberté de négocier et de déterminer ses futures frontières avec ses voisins arabes sans pression indue ou condamnation inepte. Il faut aussi accorder à Israël le droit d'exister dans la paix et la sécurité et de se défendre contre toutes les menaces internes et externes.

 

Nous reconnaissons en outre que l'état d'Israël a respecté l'esprit des déclarations de ses fondateurs en ce sens qu'il a respecté et protégé les droits et les libertés civiles et religieuses des communautés non juives existant en Israël.

 

Nous sommes également conscients et reconnaissants qu'Israël soutient la liberté de religion pour tous les peuples et qu'il a été exemplaire dans son engagement à préserver et à garantir l'accès aux lieux saints de toutes les religions en Terre Sainte, y compris à Jérusalem. À cet égard, nous ne pouvons pas accepter la revendication musulmane exclusive au Mont du Temple à Jérusalem et nous croyons que, pour des raisons d'égalité et d'équité, Juifs et chrétiens devraient être autorisés à avoir un plus grand accès à ce site religieux historique important pour le visiter et y prier. Enfin, nous continuons à affirmer que la revendication et la connexion des Juifs à la ville de Jérusalem remonte à des millénaires et que Jérusalem est et doit rester la capitale indivisible d'Israël.

 

Conclusion

Sachant que la vocation divine des Juifs à retourner à leur patrie historique est riche de promesses et de bénédiction pour le monde entier, nous sommes encouragés qu'Israël soit aujourd'hui une démocratie libre et libérale et un phare d'espoir qui brille dans une région troublée où la démocratie et les droits de l'homme, ainsi que la justice et la liberté, sont trop souvent déchirés et foulés aux pieds. Nous continuerons à proclamer ces vérités sur Israël et à joindre nos efforts pour les faire comprendre dans le monde entier à nos gouvernements, à nos églises et à nos communautés afin d'assurer à Israël sa liberté et son destin aux côtés de nos propres nations.

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